Les pays en développement continuent de faire face à un lourd fardeau lié aux maladies infectieuses, qui restent un enjeu majeur de santé publique et un frein important au progrès social et économique. En 2025, ces maladies représentent toujours une part significative de la morbidité et de la mortalité, affectant particulièrement les groupes les plus vulnérables. Entre émergences de nouveaux pathogènes et persistance des infections endémiques classiques, la lutte contre les maladies infectieuses s’inscrit dans une dynamique complexe. Des acteurs internationaux comme l’Institut Pasteur, Médecins Sans Frontières, et des groupes pharmaceutiques tels que Sanofi, Bayer ou Novartis intensifient leurs efforts pour renforcer les capacités sanitaires locales et favoriser l’innovation. Toutefois, de nombreux défis restent à relever, notamment la fragilité des systèmes de santé, les enjeux liés à l’environnement et les inégalités sociales. Cet état des lieux expose la situation actuelle, les impacts socio-économiques, les stratégies mises en œuvre et les perspectives d’avenir dans la lutte contre ces menaces qui conditionnent le développement durable des nations.
Les maladies infectieuses persistantes dans les pays en développement : un défi sanitaire majeur
Dans les pays à faible revenu, les maladies infectieuses représentent plus de 60 % de la charge de morbidité. Parmi elles, le paludisme, la tuberculose et le VIH/SIDA continuent d’être des menaces omniprésentes. Le paludisme demeure endémique dans de nombreuses régions d’Afrique subsaharienne, où des millions de cas sont déclarés chaque année. Le parasite responsable, transmis par les moustiques Anopheles, profite des conditions climatiques et environnementales pour se propager aisément. La tuberculose, quant à elle, touche particulièrement les zones densément peuplées d’Asie du Sud-Est, où la promiscuité et la pauvreté favorisent la transmission. Le VIH/SIDA persiste dans plusieurs pays africains, malgré les progrès significatifs dans l’accès aux traitements antirétroviraux grâce à l’action de groupes tels que Medicins Sans Frontières et le soutien de firmes pharmaceutiques comme GSK et Merck.
Ces maladies infectieuses affectent de manière disproportionnée les enfants, les femmes enceintes et les populations vivant dans des conditions précaires. Le faible accès aux soins, combiné à l’instabilité politique et aux infrastructures sanitaires insuffisantes, aggrave les conséquences. Par exemple, la mortalité infantile liée au paludisme reste élevée dans certaines zones rurales, malgré les campagnes de distribution de moustiquaires imprégnées. Ces réseaux de prévention, soutenus par des donateurs et des institutions telles que l’Institut Pasteur, ont permis des avancées, mais la lutte reste inachevée.
Émergence des maladies infectieuses : les nouveaux défis liés aux zoonoses et aux mutations
L’émergence de maladies infectieuses nouvelles ou réémergentes constitue une menace constante. La plupart de ces pathologies (plus de 60 %) sont d’origine zoonotique, et parmi celles-ci, environ 70 % viennent d’espèces sauvages. Ces maladies sont causées par des bactéries, virus, champignons ou parasites qui franchissent la barrière entre animaux et humains. En 2025, les effets du changement climatique et la déforestation accélérée alimentent ce phénomène en modifiant les habitats naturels et en favorisant le contact étroit entre humains et faune sauvage.
Des exemples récents, comme la pandémie de Covid-19, ont montré la gravité de telles situations. D’autres maladies émergentes continuent d’inquiéter, notamment le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), le virus Nipah, les grippes aviaires H5N1 et H7N9, ou encore les arboviroses comme Zika, la fièvre jaune et le chikungunya. À ces menaces s’ajoutent la maladie d’Ebola, la peste et le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV), qui illustrent la diversité des agents pathogènes à l’œuvre.
Ces nouvelles infections peuvent entraîner des épidémies locales ou mondiales, provoquant un impact sanitaire et économique lourd. La circulation accrue des personnes et des marchandises facilite la diffusion rapide de ces maladies à l’échelle internationale. Le commerce des animaux domestiques et de la faune sauvage constitue une source importante d’introduction et de propagation. Les acteurs tels que Bayer et le Groupe Pierre Fabre investissent dans la recherche en biosciences pour mieux comprendre ces agents émergents et développer des vaccins adaptés.
Impact socio-économique des maladies infectieuses sur les populations vulnérables
Les répercussions des maladies infectieuses dépassent largement le cadre sanitaire. Dans les pays en développement, elles freinent gravement le développement économique et amplifient les inégalités sociales. La diminution de la productivité due à la maladie ou au décès réduit les ressources des familles et limite les capacités nationales à investir dans des secteurs essentiels, tels que l’éducation et les infrastructures.
Les systèmes de santé, déjà fragiles, doivent consacrer une part importante de leurs budgets au traitement des infections, ce qui engendre des déséquilibres financiers. Le poids économique supporté par les gouvernements est souvent aggravé par la nécessité d’importer des médicaments et équipements médicaux coûteux. Des entreprises pharmaceutiques comme GSK, Merck, ou Viropharma participent à la fourniture de traitements abordables, mais la demande reste supérieure à l’offre dans de nombreuses régions.
Socialement, les épidémies provoquent stigmatisation et exclusion de certains groupes, en particulier les malades du VIH/SIDA ou les personnes infectées par Ebola. Ces discriminations freinent l’accès aux soins et à l’éducation, accentuant la marginalisation. Par ailleurs, la charge familiale liée à la prise en charge des patients affecte particulièrement les femmes, déjà souvent en situation de précarité.
Amélioration des systèmes de santé dans les pays en développement : défis et innovations
Les systèmes de santé des pays en développement sont confrontés à des entraves majeures. Les infrastructures sanitaires sont souvent sous-équipées et souffrent d’un manque chronique de financement. Le personnel formé fait face à une charge de travail écrasante, avec peu d’opportunités de perfectionnement.
L’accès aux soins reste difficile, surtout dans les zones rurales où la distance et les coûts représentent des obstacles majeurs. La pauvreté, combinée à des infrastructures routières limitées, restreint la mobilité des patients. Par ailleurs, la discrimination à l’encontre des populations marginalisées empêche une prise en charge équitable.
Pour relever ces défis, plusieurs pays expérimentent des solutions innovantes. L’intégration de la télémédecine, soutenue par des groupes pharmaceutiques tels que Sanofi, facilite le suivi médical à distance. Cette technologie offre une assistance rapide, permettant notamment de diagnostiquer efficacement des infections sans déplacement physique. De son côté, Novartis investit dans le développement de vaccins et médicaments adaptés aux contraintes locales.
La formation des professionnels de santé est également en pleine mutation. L’Institut Pasteur travaille avec des formations locales pour développer des cursus adaptés et renforcer les compétences dans la gestion des maladies infectieuses. Les sessions de formation continue, parfois co-organisées avec Médecins Sans Frontières, permettent d’actualiser les connaissances face aux évolutions épidémiologiques.